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Résultats de la cartographie de la filière nucléaire française 2019

  • 25.03.2020

Le GIFEN et le CSFN ont partagé auprès des membres du GIFEN la nouvelle cartographie de la filière nucléaire réalisée en 2019 sur la base d’une enquête menée auprès des entreprises de la filière (tiers-collecteur : ADIT). La cartographie précédente datait de 2014 et cette nouvelle version est représentative des évolutions que connaît la filière à travers plusieurs volets.

Plus de 3 000 entreprises

Hausse du nombre d’entreprises : le succès des initiatives de développement locales 

 

On constate une augmentation significative du nombre d’entreprises dans la filière (+ 15 %). Cette augmentation est due en grande partie aux succès des programmes de développement mis en place à proximité des principales installations de la filière (centrales nucléaires en exploitation, usine du cycle de combustible, usines de production d’équipements, sites de stockage et d’entreposage, et centres de recherche) ; une démarche qui s’inscrit dans la volonté affichée par les entreprises exploitantes de dynamiser le tissu économique et social local. 

 

Par ailleurs, de nombreuses entreprises généralistes font le choix d’une montée en puissance de leurs activités nucléaires, un choix encouragé par la rentabilité des projets du secteur et les perspectives de développement en France et à l’international. 

 

La filière nucléaire française se caractérise par l’importance du rôle de chacune des entreprises qui la composent, de la TPE à la grande entreprise. Ainsi, quelle que soit sa taille, chaque entreprise de la filière joue un rôle majeur pour préserver et faire rayonner l’excellence de l’industrie nucléaire française. 

 

Plus de 220 000 salariés 

 Une filière qui recrute 

 Avec 220 000 collaborateurs en 2018, la filière a connu une augmentation de 1% par rapport à 2014, dans un contexte général de baisse du recrutement au sein de l’industrie française (-2,5 % depuis 2014). Entre 2015 et 2018, elle a ainsi recruté 30 000 personnes. Cette hausse témoigne de la continuité d’une dynamique de recrutement dans la filière, alors même que l’activité générée par le chantier de l’EPR de Flamanville est en baisse d’intensité, et qu’il n’existe aujourd’hui aucun chantier d’ampleur en France. Ainsi, si le scénario de construction de 6 nouvelles tranches d’EPR venait à se concrétiser, la filière serait amenée à organiser une phase de recrutement adaptée. 

 

Un turn-over moyen plus bas que dans les autres filières françaises 

Le turn-over moyen des entreprises répondantes en 2018 s’élève à 7,8% pour leurs activités nucléaires. Un turn-over deux fois inférieur au taux de rotation moyen de la main d’œuvre dans les autres filières françaises. Un chiffre qui traduit la capacité de la filière à fidéliser ses collaborateurs. 

 

Une répartition de l’emploi sur l’ensemble du territoire 

 L’industrie nucléaire bénéficie d’une bonne implantation sur l’ensemble du territoire. Majoritairement concentrée suivant un axe Nord-Ouest – Sud-Est, cette répartition correspond au maillage du territoire par les principaux sites industriels de la filière : centrales nucléaires de production d’électricité, usines du cycle du combustible, installations en démantèlement, installations de recherche et centres d’entreposage et de stockage des déchets. La filière créée des emplois stables dans les territoires où les installations liées à la production d’électricité nucléaire sont implantées. 

 

 Près de 9 jours de formation par an 

 De manière générale, les collaborateurs de la filière bénéficient d’un niveau de formation initiale plus élevé que dans les autres industries. Un constat qui s’explique par l’importance des enjeux de qualité et de sûreté inhérent à la nature des activités de l’industrie nucléaire. 

 

Parce qu’elle doit répondre au plus haut niveau d’exigences en matière de qualité et de sûreté, la filière nucléaire accorde par ailleurs une place très importante à la formation continue. Aussi, elle forme davantage ses employés que les autres filières, avec près de neuf jours par an passés en formation, soit trois fois plus que la moyenne française. Un temps de formation qui peut aller jusqu’à huit semaines par an pour les opérateurs des centrales nucléaires. 

 

Un chiffre d’affaires maintenu pour les fournisseurs de la filière 

 La baisse du chiffre d’affaires global de la filière entre 2014 et 2018 s’explique principalement par la baisse du prix de vente de l’électricité à l’export (–3 Mds euros).  En revanche, les achats des entreprises exploitantes auprès des fournisseurs français se maintiennent par rapport à 2014, dans une période où les achats de l’EPR de Flamanville ont largement diminué, et où les achats pour les travaux de prolongation du parc en exploitation sont en décroissance. 

 

En cas de lancement du projet de renouvellement du parc, la hausse des achats auprès des fournisseurs français serait conséquente, dans la même logique que pour le recrutement. 

 

Innovation et R&D : Un investissement croissant pour les ETI, PME et TPE 

Le budget dédié en 2018 à l’innovation et à la R&D électronucléaire représente 970 millions d’euros soit 29% du budget global consacré à la R&D par les entreprises de la filière. Par rapport à 2014, on peut constater une évolution sur deux plans : d’une part, le budget total alloué par les entreprises de la filière à l’innovation et à la R&D est en baisse, du fait de la diminution des programmes des entreprises exploitantes. 

 

En revanche, l’investissement en R&D est de plus en plus important pour les ETI, PME et TPE, ce qui témoigne d’une volonté de montée en puissance de ces entreprises dans les activités électronucléaires. 

 

Quatre grands domaines de R&D électronucléaire se démarquent : 

 

  • Mécanique, résistance des matériaux et dimensionnement 

  • Fabrications métallurgiques innovantes 

  • Instrumentation 

  • Sûreté nucléaire 

  • Transformation numérique pour 80% des entreprises de la filière 

 

 Facteur clé de réussite, la transformation numérique est en cours pour environ 80% des entreprises de la filière. Cette dernière permet notamment : 

 

  • Un gain en productivité 

  • Une simplification pour les utilisateurs à travers la dématérialisation 

  • Une plus grande sécurisation des processus et des données 

  • Des applications spécifiques pour le nucléaire (modélisation, simulation et ingénierie numérique, IA, etc.) 

 

Développement des activités du démantèlement pour 65% des entreprises 

65% des entreprises de la filière font le choix de se développer également dans les activités du démantèlement, activités stratégiques pour la filière française, sur le territoire national, et à l’export. 

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